Prisonnière de mes propres dires, Je sature de devoir maintenir une expression "normale" sur mon visage pour être comme madame tout le monde. Je sombre, peu à peu et mon visage a du mal à s'éclaircir d'un sourire. Les gens ne te parlent maintenant que par propre intérêt, Ça devient totalement insurmontable de garder quelque chose ou encore de faire confiance. Tout ce qu'on fait doit être assurément redevable. Le regard méprisant des gens te poussent à devenir des plus exécrable, Il est impossible d'avoir son propre style sans avoir à subir les étiquettes que te collent les gens aussi vite que possible. 0n croit une personne des plus proches de nous, mais on se garde de savoir dans notre tête qu'à tout moment, quoi que soit les liens qui nous rattache cette relation peut se terminer pour une raison ou pour une autre, les excuses sont alors présentes mais pas assez fortes pour compenser la douleur ressentie lors de la cassure. Alors tout est fini, Les regards accusateurs font place et la rancune diminue de jour en jour pour devenir purement et simplement de la h a i n e. Alors on se retient d'avoir des sentiments, trop déçus, on n'ose plus s'attacher car on ne peut plus rien espérer de tout ça. On se contente d'écouter les gens raconter, dire, mentir, se vanter, écouter ce qui nous insupporte le plus sans le moindre mot, on acquiesce simplement d'un " Ne t'inquiète pas " mais au fond on n'en pense pas moins, On veut être là, de partout, au moindre problème mais ça ne suffit pas, être là est quotidien, ordinaire, ne pas l'être est plus que dérangeant. Il faut être comme les autres pour avoir une place ici, si tu te risques à être dérangeante, provocante, les autres ne veulent plus de toi, tu leur cause une honte insurmontable de la part d'un ami, mais tu veux continuer, tu te plais comme tu es, tu te sens bien et tu ne veux pas changer alors tu restes comme tu es et c'est bien le problème. Tu dois te retenir d'exprimer ton opinion si différente des autres, tu as des goûts différents mais ne les expose pas, tu ne préfères pas, toi tu restes ici, dans ton coin, à subir tout ça en te disant chaque jour " Tout ça changera bien un jour mais... Pas tout de suite". Tu veux garder ta place, peur de la regretter par la suite. Tu attends le bonheur, tu as de l'espoir, tu dis que ça viendra, tu te convaincs, et tu continues ton train - train quotidien, jusqu'à qu'un sourire réapparaisse, tes rires refont surface, ce goût de vivre que tu avais perdu revient et tu comprends peu à peu que ce que tu attendais depuis si longtemps est arrivé...On l'apelle aussi le B o n h e u r.